Les maudits de Faerywood 2: les aventures d’Everly
Si vous avez raté le premier tome…
Voici donc le second volume de la quête d’Everly ! Le premier tome retraçait comment elle avait réussi à candidater pour le jeu des maudits, qui se déroule dans un vieux manoir où sont isolés les faes (=fées), afin de retrouver son frère Jake : ce dernier a participé au jeu une dizaine d’années auparavant mais n’en est jamais revenu. Après avoir été séduite par Indra, elle choisit de s’associer à Silverson, semble-t-il à l’origine de la malédiction qui a frappé les faes !
Ce n’est pas une partie de plaisir
« Personne n’est venu frapper à ma porte depuis la nuit dernière.
Après m’être réfugiée dans le cocon de ma chambre, je ne l’ai plus quitté. Une partie de moi espérait que son absence ne susciterait aucune réaction, qu’on ne s’apercevrait pas de ma disparition. C’était sans compter sans Octavia. Elle a martelé de son poing énergique contre le bois, une fois, deux fois, trois fois, quatre fois. Chaque coup s’est enfoncé dans mes tripes à la manière d’un poignard. »

Everly a du mal à accepter la mort de Jake et aucun participant, en tout cas humain, ne va l’y aider. Il en va ainsi de Guy, qu’elle connaît depuis longtemps, prêt à tout pour gagner. Et puis il y a du contentieux… Everly va se rapprocher de Silverson, le seul qui l’aide (mais il y est un peu forcé car il est son partenaire dans cette partie étrange) au point de risquer de tomber amoureuse de lui. Everly va ruser, finasser, passer des alliances…
Elle n’est pas au bout de ses surprises.
On s’accroche !
Amandine Peter réussit son pari avec ce deuxième tome des maudits de Faerywood : on ne lâche pas l’histoire de cette superbe Everly dans cette partie de magie où les fées ne se souviennent qu’à grand peine du passé. C’est bien mené, avec son lot d’énigmes et de péripéties. Les amateurs du genre y verront à raison une réussite.
Sylvain Bonnet
Amandine Peter, Les maudits de Faerywood 2, illustration de couverture d’Aurélien Police, Gallimard folio fantasy, avril 2026, 368 pages, 9,50 euros
