Batman – Gargoyle of Gotham : une performance graphique
Un créateur brésilien
Scénariste et dessinateur brésilien, Rafael Grampá est connu pour avoir travaillé sur la série Mesmo delibery et surtout pour avoir illustré Dark Knight : the golden child sur un scénario de Frank Miller. Ici, il assure l’histoire et le dessin d’une série consacrée à sa version des origines de Batman, publié à l’origine chez DC dans la collection Black Label
Les ténèbres de Gotham

La mégalopole américaine devient de plus en plus sinistre, la pauvreté augmente et les élites semblent s’en moquer. Batman a beaucoup à faire et songe à prendre une décision radicale : abandonner son identité de Bruce Wayne en faisant croire à sa mort pour vivre sa vie de justicier vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Alfred, son vieux majordome, en est effrayé. Il doit affronter un tueur en série qui s’habille comme un personnage de dessin animé. La façon dont il tue ses victimes rappelle à Gordon, toujours lié à Batman, une affaire ancienne, celle de la mort de Franz Ebner, un scientifique allemand mystérieux. L’enquête de Batman va le plonger dans son propre passé traumatique et le mener aux bords de la folie, face au mystérieux et maléfique docteur Geist.
Un dessin superbe
L’histoire de Gargoyle of Gotham paraît un peu alambiquée, entre son tueur en série, un Batman possédé, une ville de Gotham complètement corrompue par ses élites. On lit sur internet que Rafael Grampá a pris beaucoup de temps à publier sa série aux Etats-Unis, laissant un délai important s’écouler entre chacun des tomes. Le lecteur français a la chance de pouvoir découvrir une histoire complète et, il faut bien le dire, magnifiquement dessinée. On a droit à des planches superbes, très détaillées et en même temps très dynamiques. Grampà, ce serait un Frank Quitely sous acide ! même si l’histoire a des faiblesses, il est impossible pour un amateur de Batman de passer à côté d’un tel album.

Plus que recommandé, un must.
Sylvain Bonnet
Rafael Grampá, Batman Gargoyle of Gotham, traduit de l’anglais par Mathieu Auverdin, Urban comics, octobre 2026, 216 pages, 22,50 euros
