Corum, le chevalier des épées : un premier album réussi

Le champion éternel en bande dessinée

Michaël Moorcock a marqué des générations de lecteurs avec sa saga du champion éternel, incarné tour à tour par Elric de Melniboné, Dorian Hawkmoon, Erekosë et Corum. Ce dernier est peut-être le moins connu mais les éditions Glénat ont décidé d’adapter les romans en albums. C’est le scénariste David Chauvel, connu pour son adaptation de L’île au trésor chez Delcourt, et le dessinateur Luca Merli (West Legends) qui donnent leur vision de la première histoire de Corum, Le chevalier des épées.

Le dernier de son espèce

Le jeune Corum Jhaelen Irsei appartient au peuple des Vadhaghs, une race très ancienne qui vit à l’écart. Son père, inquiet de ne pouvoir communiquer avec les autres plans, demande à Corum d’aller voir ses parents Opash et Lorim pour savoir s’ils éprouvent les mêmes difficultés. Corum ne découvre que des ruines de leur demeure et lorsqu’il rentre chez lui, c’est pour découvrir les cadavres des siens. Des mabdens (c’est-à-dire des humains) menés par Glandyth-a-krae, autrefois esclave de la famille de Corum, qui les a tués. Ce dernier arrache un œil et une main au jeune vadhagh qui réussit, par un effort surhumain, à disparaître… Pour réapparaître près de la mer où il est sauvé par le comte Moidel. Mais Glandyth arrive avec ses troupes et assiège le château de Moidel qui, pour sauver ses gens et Corum, invoquent l’esprit de la comtesse Rhalina, morte en mer, qui revient avec des morts vivants pour vaincre Glandyth. Moidel part avec elle. Corum jure de le sauver et commence une quête où il devra affronter rien moins qu’Arioch, le démon des épées.

Un graphisme très réussi

David Chauvel, connaisseur de l’œuvre de Moorcock, se montre respectueux de l’histoire originelle, créant un lien entre Glandyth et Corum plutôt bienvenu. Il change aussi un point important en substituant le comte Moidel dans le rôle du sauveteur à son épouse Rhalina, femme dont Corum tombe amoureux chez Moorcock. A suivre. Le dessin de Luca Merli, tour à tour violent et poétique, convient tout à fait à l’histoire et est un ravissement pour les yeux : à suivre.

Sylvain Bonnet

David Chauvel & Luca Merli, Corum – le chevalier des épées, Glénat, mars 2026, 64 pages, 16,50 euros

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