Canicule, quand elle inspire les écrivains !

Canicule de Jean Vautrin

 

« L’homme est au milieu du champ de blé. On jurerait qu’il a couru. Il respire précipitamment. Il porte un costume de marié. Une rose à la boutonnière, il creuse. Creuse et meurtrit ses mains blanches.
De temps en temps, il regarde autour de lui. Comme un écureuil qui vole des noix. Vite, il regarde. Et vite, il creuse. »

L’homme, c’est Jimmy Cobb. Un Américain qui creuse la terre pour lui confier le sac de toile grise qui lui vaut d’avoir une meute de flics à ses trousses. Autour de lui, la Beauce. Pas une ombre. Juste un enfant caché dans les herbes au bord du champ. Et puis un hélicoptère qui surgit comme un rapace, avec à son bord les tireurs d’élite de la gendarmerie. Jimmy Cobb doit alors reprendre sa course pour ne pas devenir une cible. Son seul refuge : une ferme au bord de la route. Il va y trouver un monde étrange, plein de secrets et de passions féroces. Et Jessica…

Jean Vautrin, Canicule, Payot / rivages, « Rivages noir », avril 2011, 331 pages, 9,15 euros

  • Adapté au cinéma par Yves Boisset
  • Adapté en bande dessinée par Baru chez Casterman

 

 

L’Eté meurtrier de Sébastien Japrisot

«J’ai dit d’accord.
Je suis facilement d’accord sur les choses. Enfin, je l’étais avec Elle. Une fois, je lui ai donné une gifle et, une fois, je l’ai battue. Et puis, je disais d’accord. Je ne comprends même plus ce que je raconte. Il n’y a qu’à mes frères que je sais parler, surtout le cadet, Michel. On l’appelle Mickey. Il charrie du bois sur un vieux Renault. Il va trop vite, il est con comme un verre à dents.»

 

Sébastien Japrisot, L’Eté meurtrier, Gallimard, « folio policier », octobre 1998, 443 pages, 8,90 euros

 

  • Adapté au cinéma par Jean Becker

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