L’armada de Marbre, plongée dans l’espace profond

Un space opera sinon rien  

Gareth L. Powell est à la base surtout connu comme auteur de nouvelles, ce qui ne l’a pas empêché de publier Braises de guerre paru en 2019 et qui avait obtenu le prix de la British Science Fiction Association. Ce (new) space opera était assez influencé par le cycle de la « Culture » de Iain M. Banks, ce qui ne l’empêchait d’être très agréable à lire. Voici donc la suite, L’armada de Marbre dont on espère tirer le même plaisir.  

Du sauvetage au conflit intergalactique  

Cela fait un an que le vaisseau Le chien à problèmes et son équipage ont libéré l’armada de Marbre, flotte de vaisseaux extraterrestres en sommeil depuis plus de cinq mille ans. Sol Konstanz et son équipage ont livré à la justice la poétesse Ona Sudak, coupable de crime de guerre. Tout devrait aller bien dans le meilleur des mondes… Mais non :  

L’attaque eut lieu sans prévenir pendant que nous voyagions dans le vide surdimensionnel. Je venais de terminer une partie de cartes tardive avec Santos et Kelly et montais l’échelle vers la passerelle, la vision encore troublée par le sommeil, tandis que le Fantôme de Lucy fit une embardée qui me jeta violemment contre la cloison.

Le Chien à problèmes répond aussitôt à l’appel de détresses du Fantôme de Lucy, attaqué par des créatures surgis de l’hypervide. Son équipage ne peut pas de douter que l’armada de Marbre, créé pour affronter ces créatures, va prendre alors des mesures drastiques pour protéger l’humanité…  

Un roman délassant  

A ce stade, on ne sait toujours par ce qu’il y a de « new » dans ce space opera, influencé par Banks mais aussi par l’Hyperion de Dan Simmons. Pour autant, on recommande ce roman. Sans être un grand maître, Powell a bien construit son roman et l’intrigue est très prenante. Les personnages, malgré une petite tendance au sentimentalisme, séduisent un lecteur pourtant souvent blasé. Si Powell apprend bien son métier, il n’est pas impossible qu’il réussisse par sortir un grand roman. En attendant, lisons ce deuxième volet, tout aussi délassant que le premier (et il est probable qu’il y en aura un troisième).    

Sylvain Bonnet  

Gareth L. Powell, L’Armada de Marbre, traduit de l’anglais par Mathieu Prioux, Denoël, « Lunes d’encre », illustration de couverture d’Alain Brion, avril 2021, 384 pages, 23 eur

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