Atlas de la Préhistoire, nos très lointains ancêtres

Professeur de préhistoire à l’université de Bordeaux, également archéologue, Jacques Jaubert a réuni une équipe d’une trentaine de spécialistes pour cet Atlas de la Préhistoire afin de peindre le tableau le plus complet de l’évolution de l’humanité depuis les australopithèques jusqu’au développement des Homo Sapiens. Il bénéficie aussi de la contribution de la cartographe Mélanie Marie. La préhistoire n’est pas l’histoire, il n’y a pas de sources écrites bien entendu. Et pourtant, nos connaissances ont progressé ces dernières décennies.

De plusieurs espèces…

L’avantage de cet Atlas, dotée de cartes très éclairantes, est de montrer comment l’homme s’est développé. D’abord en Afrique avec les Australopithèques, avant d’essaimer vers l’Asie et l’Europe. On retrouve bien sûr Homo Erectus puis une quantité d’espèces dont on connaît juste des crânes ou des ossements. Le foisonnement génétique est alors incroyable, c’est quelque chose qu’on saisissait encore mal il y a trente ou quarante ans. Puis c’est le développement de l’homme de Neandertal et de l’homme de Denisova. Comme Sapiens, ils sont capables de fabriquer des outils et ce qui ressemble à une représentation du monde. Et ils enterrent leurs morts.

A une seule

Tout cela débouche il y a à peu près 300 000 ans sur Homo Sapiens ou homme de Cro-Magnon comme on dit chez nous. Ces hommes côtoient les hommes de Neandertal en Europe avant sa disparition et s’hybrident avec eux puisque nous avons hérité de certains gènes, comme on le sait depuis une vingtaine d’années. Survivant aux dernières vagues glaciaires, Homo Sapiens part à la conquête du monde, s’implantant en Océanie (le niveau des mers n’est pas le même qu’aujourd’hui) et en Amérique grâce au passage de Béring. Homo Sapiens produit ses outils mais est aussi capable de création artistique (l’art pariétal).

Sylvain Bonnet

Jacques Jaubert (sous la direction de), Atlas de la Préhistoire, autrement, décembre 2025, 96 pages, 24 euros

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