Metal Maniax 1+2 = 666, l’intégrale

Vient de sortir en album l’autoproclamée BD culte des métalleux bourrés, et c’est vrai que Metal Maniax ne fait pas dans la dentelle. On est plus sur du cuir, clouté, et de la bière. Beaucoup de bière ! Au moment où s’achève le Hellfest, cette BD s’impose ! (et même toute l’année).

Le monde de la musique metal est un vaste territoire inconnu à tous ceux qui n’en sont pas. Ça fait beaucoup de bruit, les gens ont des vêtements noirs et cloutés et certains font peur. Et sur lui plane une ombre démoniaque. Pourtant, les métalleux sont d’abord des amoureux de musique, et de bière. Dans Metal Maniax le lecteur va suivre la vie de plusieurs personnages, chacun représentant un type. Le sataniste, le gamin qui s’invente un destin badass, le beau gosse, l’alcoolique indécrottable… et la jeune metalleuse : elle aide son père au bar, refuge de tous les personnages — et de quelques badauds égarés ! — et elle ne s’en laisse pas conter. Le metal, ce n’est pas pour les gamines ? Elle prouve le contraire et obtient le respect des piliers du bar de son papa !

Chaque page se lit indépendamment, même s’il y a un fil continu. La petite bande d’amis évolue de page en page, et chaque strip se termine par un gag. Certains sont répétitifs, mais c’est toujours très drôle. Un humour fait de vomi, de blagues un peu limites, de sexe, de gros mots ! et où la dentelle et les sérénades sont remplacées par des vêtements un peu sales, des piercings et des enceintes qui propulsent un son lourd très très fort. Toutes les personnalités et tous les sous-genre du metal y passent (heavy metal, black metal, prog death, etc.), comme composants d’abord d’une grande famille. Une famille de comptoir, qui sort parfois, mais se retrouve avec plaisir pour refaire le monde.

Humour et autodérision, les deux fans de metal Slo et Fef se moquent d’abord d’eux-mêmes, des archétypes et des images convenues. Ainsi que des petits défauts de leur bande, où se sont les mâles qui dominent et où la tolérance des autres musiques est parfois assez faible. Tout y passe, surtout ce qui est gras et qui se boit, mais Metal Maniax est une déclaration à cette communauté. Mais aussi le meilleur moyen de la découvrir pour tous ceux qui l’assimilent au démon ! Prenez une bière, et détendez-vous, Metal Maniax est un voyage très drôle au pays des metalleux.

Loïc Di Stefano

Slo et Fef, Metal Maniax, éditions Lapin, 166 pages, 18 euros

On consultera avec joie le site des créateurs de Metal Maniax

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