Dans la tête d’une baleine, la vie des cétacés

Professeur à Sorbonne Universités, Olivier Adam étudie depuis vingt-cinq ans le fameux chant des baleines, des sons dont le sens nous échappe encore à ce jour. Il vient d’écrire pour HumenSciences Dans la tête d’une baleine, une synthèse où il revient sur la vie (et l’origine) de ces mammifères impressionnants (et gracieux).

Des mammifères marins…

A la différence des requins, les baleines sont des mammifères qui, il y a des millions d’années, ont choisi de quitter la terre ferme et de vivre dans un milieu aquatique. Ainsi, une baleine n’a pas de branchies et doit revenir à l’air libre pour respirer et emmagasiner de l’air. Il y a environ quinze espèces de baleines qui se répartissent en deux grandes familles, les odontocètes (celles avec des dents) et les mysticètes (celles-ci disposent de fanons). Les espèces les plus connues sont la baleine bleue et la baleine à bosse, sans compter les différents types de rorquals. Ces baleines se nourrissent de poisson et de krill et jouent un grand rôle dans les écosystèmes marins (leurs fèces fertilisent les fonds marins).

… au bord de l’extinction

Mais voilà, ces animaux majestueux, peu dangereux en eux-mêmes, ont fait l’objet d’une chasse impitoyable de la part des hommes. Il faut dire que leur organisme pouvait être une source de produits pour les économies humaines, qu’on peut désormais fabriquer autrement. Aujourd’hui, peu de pays chassent la Baleine (Japon, Islande…) mais la surpêche et la pollution sonore des océans menacent les cétacés d’extinction. Or, ces animaux sont précieux. Il apparaît évident que leur chant est une forme de langage et que leur sociabilité (les baleines vivent en groupe) révèle une conscience de soi, une forme d’intelligence. L’étude des baleines semble indiquer que nous sommes en face d’une espèce intelligente : les faire disparaître serait une sorte de crime et ce petit livre aide à comprendre pourquoi il faut les sauver.

Primordial.

Sylvain Bonnet

Olivier Adam, Dans la tête d’une baleine, HumenSciences, octobre 2025, 224 pages, 19 euros

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